Cordophone – Cithare sur planche de la région des Mangbetu


Cithare sur planche
: encore appelée cithare sur table. Elle a une surface plane ou légèrement incurvée sur laquelle les cordes sont tendues dans la longueur et soulevées parfois par deux rebords ou des chevalets. Un résonateur est souvent ajouté, mais il peut faire partie de la table (alors cithare sur caisse). On peut encore la trouver en R.D. du Congo et en Tanzanie.

cithare mangbetu 01

cithare mangbetu 06

Ce genre de cithare est caractéristique du Haut-Uele.

Nom vernaculaire: banzu / gombi…
Ethnie: région du Haut-Uele (Boa / Mangbetu / Zande / Makere….)

Pays: R.D. du Congo
Dimension: ~ 31 cm
Matériau: bois, calebasse de résonance, cordes en fibre qui sont tendues parallèlement à la longueur de la planche en un réseau constitué en fait d’une même corde allant d’un trou à l’autre (6).

Provenance: Collection des Soeurs Dominicaines Missionnaires de Salzinnes – Namur



 

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Cordophone – Lyre

·      LYRE:

Ce type de cordophone à bras est un instrument à cordes pincées (parfois, mais rarement, frottées). Il est formé d’une caisse de résonance supportant deux montants (bras) réunis en leur partie supérieure par une barre transversale (joug). Les cordes sont tendues entre la caisse et le joug, en posant sur un chevalet.

Suivant l’inclinaison des bras on distingue encore parfois deux types de lyre: les lyres droites (symétriques) et les lyres obliques (asymétriques).

L’origine de la lyre est très probablement sumérienne. Les premiers exemplaires connus sont datés de 2800 ans avant l’ère chrétienne et proviennent de sites mésopotamiens. Elles ont été découvertes dans les tombes royales d’Ur.  Vers 2000 avant J.C. la lyre apparaît en Egypte sous une forme assez rudimentaire et est jouée avec un plectre.

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Egypte – Peinture murale de la nécropole thébaine, vers 1420 – 1411 avant J.C.
Harpe arquée, luth, double hautbois et lyre.

 

Aujourd’hui l’instrument est encore parfois joué en Irak, sur les rives du Golfe persique et en Afrique orientale. On peut encore en trouver au Soudan, Ethiopie, Ouganda, Kenya, Nord de la R.D. du Congo…

Les plus connues sont éthiopiennes, soit à résonateur cylindrique, soit à résonateur quadrangulaire. Les deux plus courantes sont la « bagana« , la grande lyre de l’aristocratie et du clergé. Elle accompagne  encore les fêtes et les chants religieux. La « kerar » plus petite est l’instrument populaire et se joue encore lors des fêtes familiales, mariages et naissances par exemple. Dans le sud de l’Ethiopie la caste des tanneurs détenait l’exclusivité de sa fabrication. Des lyres semblables se retrouvent également au Soudan, Ouganda et Kenya …

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Ethiopie – Peinture sur toile

Grande lyre « bagana », petite lyre « kerar » et tambour « nagarit »


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Carte postale: Avant 1940
Editeur: –
Légende: Aden – Arab dance
Pays: Aden

 

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Nom vernaculaire: tanbura ?
Ethnie: –
Pays: Soudan
Dimension: ~ 79 cm
Matériau: bois, métal, peau – 8 cordes

fb/lyre01 & 01c

Cette lyre à cadre triangulaire provient du Soudan. Sa caisse de résonance en métal (cuivre ?) a une forme circulaire. Elle est recouverte d’une peau tendue lacée au dos de la caisse et percée de deux ouïes et qui constitue la table d’harmonie. Les montants du cadre ou « bras » reposent sur les bords de la caisse et traversent la peau par des boutonnières. Huit cordes sont nouées à un anneau métallique situé à l’arrière de la caisse. Elles sont tendues par un système de bagues de tension réparties sur le joug. Le chevalet manque.

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LYRE

Nom vernaculaire: kerar
Ethnie: –
Pays: Ethiopie
Dimension: ~ 87 cm
Matériau: bois, peau, tissu – 5 cordes

fb/lyre02a, 02b & 02d

La caisse de résonance en bois est de forme quadrangulaire. Elle est recouverte d’une peau tendue et lacée au dos de la caisse. Le cadre est constitué de deux morceaux de bois (bras) traversant la caisse et d’une barre transversale (joug) en bois. 5 cordes sont fixées à un taquet à la base arrière de la caisse. Elles sont tendues par un système de bagues de tension réparties sur le joug. Le chevalet manque.

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LYRE

Nom vernaculaire: kerar
Ethnie: –
Pays: Ethiopie
Dimension: ~ 58 cm
Matériau: bois, peau, tissu – 5 cordes

fb/lyre03a, 03b & 03d

La caisse de résonance en bois est de forme quadrangulaire. Elle est recouverte d’une peau tendue et lacée au dos de la caisse. Le cadre est constitué de deux morceaux de bois (bras) traversant la caisse et d’une barre transversale (joug) en bois. 5 cordes sont fixées à un taquet à la base arrière de la caisse. Elles passent sur un petit chevalet et sont tendues par un système de bagues de tension réparties sur le joug.

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lyre04clyre04bLYRE

Nom vernaculaire: kerar
Ethnie: –
Pays: Ethiopie
Dimension: ~ 83 cm
Matériau: bois, peau – 5 cordes

fb/lyre04, 04b & 04c

La caisse de résonance en bois est de forme quadrangulaire. Elle est recouverte d’une peau tendue et lacée au dos de la caisse. Le cadre est constitué de deux morceaux de bois (bras) traversant la caisse et d’une barre transversale (joug) en bois. 5 cordes sont fixées à un taquet à la base de la caisse. Elles sont tendues par un système de bagues de tension réparties sur le joug. Le chevalet manque.


Cordophone – Harpe-luth ou KORA

·      Harpe-luth ou KORA:

La harpe-luth ou KORA (autres noms: koor, kori, korikaariye, bolon …) est aussi une création organologique africaine, dont l’aire de diffusion principale est l’Afrique Occidentale (Sénégal, Gambie, Guinée, Mali, Niger…), bien qu’elle existe aussi ailleurs, porte de 1 à 21 cordes (parfois plus). Son appellation « kora » est le nom communément adopté pour la désigner (Elle devrait son nom à l’île de Gorée, occupée depuis le XVIè siècle par les Européens).

Ce type d’instrument combine les caractéristiques du luth (position du manche dans le prolongement de la caisse de résonance) et de la harpe (disposition des cordes).
Le modèle actuel le plus courant est de 21 cordes. De ses 21 cordes, 11 sont placées à gauche et 10 à droite du chevalet. Sa caisse de résonance est une demi-calebasse volumineuse recouverte d’une peau, sur laquelle se trouve le chevalet à encoches pour les cordes attachées sur un bras qui traverse la caisse. Deux montants en bois traversent la table, la partie qui dépasse sert au musicien à maintenir l’instrument pendant le jeu, le pouce et l’index de chaque main pincent les cordes. Autrefois en peau, les cordes sont aujourd’hui le plus souvent en nylon.

Aujourd’hui encore, la kora est l’instrument de prédilection des musiciens professionnels « griots », qui l’utilisent pour accompagner leurs contes et leurs chants de louanges et des généalogies.

Ces dernières années, les migrations, le tourisme de masse, et les technologies modernes de communication ont provoqué l’arrivée sur les scènes internationales des « musiques du monde » ou « world music »  dont sont friands nos contemporains. Et donc, une renaissance avec l’usage adapté aux techniques modernes d’instruments traditionnels tel que la kora, lui permettant de survivre à l’acculturation de leur propre environnement.

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 Eléments principaux d’une kora à 6 cordes


SENEGAL

Photo prise chez les Wolof de la région de Diourbel

Pays: Sénégal


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Carte postale: Avant 1940
Editeur: Comptoir Parisien, Conakry (Guinée Française)
Légende: Un Grillo
Pays: Guinée

fb/35b


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Carte postale: Après 1960
Editeur: –
Légende: –
Pays: Côte-d’Ivoire

fb/kora3

Kora de type bolon ?


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fb/148b

Kora de type bolon


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Carte postale: Avant 1940
Editeur: –
Légende: Afrique occidentale Française – Soudan – Tam-Tam (Région de Bamako)
Pays: Mali

fb/kora1

 

De gauche à droite 2 tambours, 3 kora de type bolon ?, et 1 xylophone de type balafon. Derrière 3 danseurs avec leurs cimiers tiwara  ou chiwara .



KORA1AKORA1BKORA1CHARPE-LUTH ou KORA

Nom vernaculaire: korikaariye / kori
Ethnie: Senufo
Pays: Côte-d’Ivoire
Dimension: ~ 98 cm
Matériau: bois, fibres, peau – 6 cordes métalliques

Cette ancienne kora à 6 cordes est semblable au modèle actuel le plus courant (21 cordes). Sur sa caisse de résonance en bois sculpté d’un masque « kpeliye », est chevillée une membrane en peau. Planté dans la caisse, le manche est une longue baguette de bois, pourvue en son extrémité d’un « bruiteur » en fer. Le chevalet est fait d’une lame de bois ornée en sa partie supérieure d’une figurine féminine; il est disposé verticalement, perpendiculairement à la table d’harmonie et aux cordes. Celles-ci sont au nombre de 6, sur deux rangs parallèles de trois, tendues et nouées au dos du chevalet qu’elles traversent.
A l’origine, ce type d’instrument à 6 cordes était utilisé par le devin Senufo pour appeler les esprits de la brousse; ceux-ci étaient alors censés, lui communiquer  leur message. La caisse de résonance de cette harpe-luth est sculptée d’un masque de type « kpeliye ».
En Afrique: « le masque est avant tout le code moral personnifié. Il est l’agent permanent chargé de sauvegarder les lois coutumières non écrites et veiller à leur stricte application, de même qu’à la régularité de leur transmission de génération en génération » (B. Holas).
Les masques faciaux à figures humaines de type « kpeliye » sont portés par les hommes, quoiqu’ils soient de caractère féminin. Lié à la fécondité, il intervient au cours des initiations de la société masculine « poro ».
Remarque: L’instrument est ancien, mais peut-être les cordes d’origine, auraient été en fibres végétales et auraient été remplacées par des cordes métalliques ?
fb/kora1a, 1b & 1c

KORA2BISKORA2BKORA2CKORA2DHARPE-LUTH ou KORA

Nom vernaculaire: bolon ?
Ethnie: Senufo
Pays: Côte-d’Ivoire
Dimension: ~ 144 cm
Matériau: bois, fibres, peau – 2 cordes

Type primitif de kora « monumentale » à 2 cordes,  avec échappement (trou accoustique) en forme de cheminée sur la caisse de résonance en bois.
Remarque: Cordes d’origine en boyau, en son extrémité le « bruiteur » ou sonnaille en fer manque.
fb/kora2a, 2b,2c & 2d
 
 
 
 

 
KORA4c

KORA4bKORA4a

HARPE-LUTH ou KORA

Nom vernaculaire: simbi / kori
Ethnie: Senufo ?
Pays: Côte-d’Ivoire

Dimension: ~ 103 cm
Matériau: bois, fibres, peau – 3 cordes métalliques (manque)

Cette ancienne kora à 7 cordes est semblable au modèle actuel le plus courant (21 cordes). Sur sa caisse de résonance en calebasse, est chevillée une membrane en peau. Planté dans la caisse, le manche est une longue baguette de bois, pourvue en son extrémité d’un « bruiteur » en fer. Le chevalet est fait d’une lame de bois dispose de 7 petits trous (en 2 rangées) destinés à laissé passer les cordes; il est disposé verticalement, perpendiculairement à la table d’harmonie et aux cordes. Celles-ci sont au nombre de 3 (manque 4), sur deux rangs parallèles, tendues et nouées au dos du chevalet qu’elles traversent. 
Remarque: L’instrument est ancien.
fb/kora,  &

KORA3BKORA3A

CHEVALET ou CORDIER de KORA

Nom vernaculaire: –
Ethnie: Senufo
Pays: Côte-d’Ivoire
Dimension: ~ 37 cm
Matériau: bois

Cette longue planchette sculptée, percée de trous destinés au passage des cordes, est le chevalet ou cordier vertical d’une ancienne kora.
Chez les Senufo les anciens chevalets de kora avaient souvent une forme féminine. La coiffure en cimier représente un type de coiffure caractéristique des femmes, elle évoque une tête de calao qui chez les Senufo  représente l’oiseau mythique, symbole de la fécondité.


fb/kora3a & 3b

 

 

 

 

 

 

 



Cordophone – Harpe-cithare ou MVET

·      Harpe-cithare ou MVET: Autre création typiquement africaine que l’on attribue au Fang du Gabon: la harpe-cithare ou MVET.
Cette instrument combine les caractéristiques de la harpe et de la cithare. Le MVET est constitué par un long pétiole de palmier-raphia (parfois par un bâton de bambou), qui forme le manche. Les cordes (au nombre de 4 en général), sont soulevées et tendues en leur centre par un chevalet vertical muni d’encoches permettant l’écartement à des hauteurs différentes. Le son est amplifié au moyen de calebasses (le plus souvent au nombre de 3) formant caisse de résonance: une grosse calebasse fixée sous le chevalet et deux autres disposées symétriquement de part et d’autre de la calebasse centrale.
Le musicien pince les cordes avec ses deux mains tout en éloignant et rapprochant la demi-calebasse centrale de sa poitrine.Le mvet est utilisé par les griots de l’Afrique équatoriale et central (Gabon, Cameroun, Centre Afrique et R. D. du CONGO).
Ces musiciens représentent l’équivalent des griots d’Afrique Occidentale, et comme chez ceux-ci le mvet joue un rôle important dans l’art d’inventer des mélodies et de raconter les légendes.

 

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Source: Carte postale

Légende: Harpe d’un nouveau genre, avec boîtes de résonance
Pays: Tchad

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Source: Afrikanische Saiten-instrumente de Ulrich Wegner p.36

Légende: Joueur de mvet de l’ouest du Cameroun
Pays: Cameroun



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MVET1BHARPE-CITHARE ou MVET

Nom vernaculaire: mvet
Ethnie: Bamoun
Pays: Cameroun
Dimension: ~ 121 cm
Matériau: pétiole de palmier raphia, fibres, tissu, calebasses (3) – 5 cordes

Remarque: L’instrument est ancien, mais comme souvent les cordes d’origine en fibres végétales, ont été remplacées par des cordes métalliques.
fb/mvet1ab & 1b

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HARPE-CITHARE ou MVET

Nom vernaculaire: mvet
Ethnie: Bamoun
Pays: Cameroun
Dimension: ~ 114 cm
Matériau: pétiole de palmier raphia, fibres, calebasses (4) – 5 cordes

Remarque: L’instrument est ancien, mais comme souvent les cordes d’origine en fibres végétales, ont été remplacées par des cordes métalliques.
fb/mvet2

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HARPE-CITHARE ou MVET


Nom vernaculaire: mvet
Ethnie: Bamoun
Pays: Cameroun
Dimension: ~ 131 cm
Matériau: pétiole de palmier raphia, fibres, calebasses (5) – 4 cordes

Remarque: L’instrument est ancien, calebasses en mauvais état.
fb/mvet3-1



Cordophone – Harpe suite

SUITE sur les harpes


 

 

HARP-2HARPE

Nom vernaculaire: ngombi
Ethnie: Kwele (kele) – boucle de l’Ougooué ou peut-être Tshogo
Pays: Gabon
Dimension: ~ 51 cm
Matériau: bois, peau – 8 cordes
fb/harp-2

Cette harpe a une caisse de résonance creusé dans un bloc de bois par la face ventrale. Elle est recouverte d’une peau fixée par des petites pointes de fer et est percée d’un trou accoustique rond. Le côté postérieur est prolongé par un appendice recourbé vers l’avant, caractéristique des harpes kwele. De la table partent 8 cordes tendues par des chevilles en bois, ces dernières ainsi que les cordes ont été restaurées.

La harpe ngombi du Gabon est importante dans les rituels des sociétés masculines d’initiation du bwiti, mais aussi dans le culte des esprits et de possession propres aux sociétés féminines des Fang. Ces harpes sont toujours jouées par des hommes.
Voir J.S. Laurenty – Les Cordophones du Congo Belge et du Ruanda-Urundi – Tervuren 1960 – Catégorie 4 (n°392 à 406) 


HARP-4A

HARP-4B
HARPE
Nom vernaculaire: seto
Ethnie: Ngbaka ou Bwaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: ~ 81 cm
Matériau: bois, peau, perles, verre – 5 cordes
fb/harp-4a & 4b

Harpe anthropomorphe avec caisse en forme de personnage debout. Le boc de bois creusé par la face ventrale est recouvert d’une peau sert de caisse de résonance. Les 5 cordes sont attachés à un joug en bois recourbé et planté dans la tête, tendues, elles viennent s’insérer dans la peau qui constitue le ventre du personnage. L’ensemble est supporté par deux jambes. Les yeux sont figurés par deux fragments de verroterie. Un pendant en perles orne une oreille. Petit trou accoustique rond dans le bas de la face ventrale. 

Cette harpe partage les caractéristiques stylistiques des sculptures anthropomorphes des peuples Ngbandi, Mbanja et Ngombe chez qui on retrouve des harpes semblables. A noter la forme du visage que l’on retrouve aussi dans les créations de groupes ethniques tels que les lega, Lengola, Mbole ….
Voir J.S. Laurenty – Les Cordophones du Congo Belge et du Ruanda-Urundi – Tervuren 1960 – Catégorie 4 (n°392 à 406)

 

HARP-6A

HARP-6B

 

HARPE
Nom vernaculaire: seto
Ethnie: Ngbaka ou Bwaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: ~ 60 cm
Matériau: bois, métal, verre – 7 cordes
fb/harp-6a & 6b

Harpe anthropomorphe, le bloc de bois creusé par la face ventrale et recouvert d’une plaque métallique (qui remplace probablement la peau d’origine) sert de caisse de résonance. Les 7 cordes sont attachés à un joug en bois recourbé et planté dans la tête, tendues, elles viennent s’insérer dans la plaque métallique qui constitue le ventre du personnage. Les yeux sont figurés par deux fragments de verroterie.  Trou accoustique de forme triangulaire percé dans le côté extérieur droit. 
Cette harpe partage les caractéristiques stylistiques des sculptures anthropomorphes des peuples Ngbandi, Mbanja et Ngombe chez qui on retrouve des harpes semblables.

Voir J.S. Laurenty – Les Cordophones du Congo Belge et du Ruanda-Urundi – Tervuren 1960 – Catégorie 4 (n°392 à 406) 

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Corps de HARPE
Nom vernaculaire: seto
Ethnie: Ngbaka ou Bwaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: ~ 41 cm
Matériau: bois, métal
fb/bwaka01

Harpe anthropomorphe, le bloc de bois creusé par la face ventrale et recouvert d’une plaque métallique (qui remplace probablement la peau d’origine) sert de caisse de résonance. Les cordes ainsi que le joug manquent. Trou accoustique de forme trapézoïdale percé dans le côté extérieur droit. 
Cette harpe partage les caractéristiques stylistiques des sculptures anthropomorphes des peuples Ngbandi, Mbanja et Ngombe chez qui on retrouve des harpes semblables.

Voir J.S. Laurenty – Les Cordophones du Congo Belge et du Ruanda-Urundi – Tervuren 1960 – Catégorie 4 (n°392 à 406) 


HPIM3949HPIM3954HARPE
Nom vernaculaire: kundi / nkundi
Ethnie:
Zande 
Pays: R.D. du Congo
Dimension: ~ 80 cm
Matériau: bois, peau – 5 cordes (3 manquent)

fb/harp-349 & 3954

Cette harpe a une longue caisse de résonance en bois de forme elliptique, creusée par la face ventrale et entièrement recouverte d’une peau cousue sur la face dorsale par une couture et percée de 2 trous accoustiques ronds disposés en diagonale sur la face ventrale.

A l’origine la harpe comportait 5 cordes (2 subsistent) fixées à des taquets sous la peau qu’elles traversent, et tendues à l’aide de chevilles (3 subsistent) en bois traversant le manche (joug) et disposées à gauche, ce type de disposition étant théoriquement propre aux harpes zande.

Voir J.S. Laurenty – Les Co
rdophones du Congo Belge et du Ruanda-Urundi – Tervuren 1960 – Catégorie 2 (n°329 à 381)

HARPE

Nom vernaculaire: kundi / nkundi
Ethnie:
Zande 
Pays: R.D. du Congo
Dimension: ~ 78 cm
Matériau: bois, peau – 5 cordes

fb/0865t & 0866b

Cette harpe a une caisse de résonance en bois en forme de cuvette semi-ovoïde cintrée creusée par la face ventrale, entièrement recouverte d’une peau cousue sur la face dorsale par une couture et percée de 2 trous accoustiques ronds disposés en diagonale sur la face ventrale.
Cinq cordes sont fixées à des taquets sous la peau qu’elles traversent, et tendues à l’aide de 5 chevilles (clefs) en bois traversant le manche (joug) et disposées à gauche, ce type de disposition serait propre aux harpes zande.

Une petite tête orne l’extrémité du manche.

Voir J.S. Laurenty – Les Cordophones du Congo Belge et du Ruanda-Urundi – Tervuren 1960 – Catégorie 1 (n°260 à 328)

HPIM3956HPIM3960HARPE

Nom vernaculaire: kundi / nkundi
Ethnie:
Zande 
Pays: R.D. du Congo
Dimension: ~ 75 cm
Matériau: bois, peau – cordes manquent

fb/ 3956 & 3960

Cette harpe a une caisse de résonance en bois en forme de cuvette semi-ovoïde cintrée creusée par la face ventrale, entièrement recouverte d’une peau cousue sur la face dorsale par plusieurs coutures et percée de 2 trous accoustiques ronds disposés en diagonale sur la face ventrale.
5 chevilles (clefs) en bois traversant le manche (joug) et disposées à gauche, ce type de disposition serait propre aux harpes zande.

L’extrémité du manche est terminé par une petite excroissance sphérique.

Voir J.S. Laurenty – Les Cordophones du Congo Belge et du Ruanda-Urundi – Tervuren 1960 – Catégorie 1 (n°260 à 328)

HPIM3931HPIM3941HPIM3947HARPE
Nom vernaculaire: kundi / nkundi / nedomu
Ethnie:
Zande ou Mangbetu ?
Pays: R.D. du Congo
Dimension: ~ 67 cm
Matériau: bois, peau – 5 cordes (manquent)

fb/harp-3931,3941 & 3947

Cette harpe a une caisse de résonance en bois en forme de cuvette semi-ovoïde cintrée creusée par la face ventrale, entièrement recouverte d’une peau cousue sur la face dorsale par une couture et percée de 2 trous accoustiques ronds disposés en diagonale sur la face ventrale.

Le manche ou "joug" présente un angle marqué à proximité du manchon d’insertion dans la caisse. A l’origine la harpe comportait 5 cordes fixées à des taquets sous la peau qu’elles traversent, et tendues à l’aide de 5 chevilles (1 manque) en bois traversant le manche (joug) et disposées à gauche, ce type de disposition étant théoriquement propre aux harpes zande ? Or cette harpe a été rapporté dans les années 1937 de chez les Mangbetu par la personne qui a également collecté le tambour qui figure à gauche sur la photographie N°  I.71(avant 1934) de Casimir Zagourski.

Voir J.S. Laurenty – Les Cordophones du Congo Belge et du Ruanda-Urundi – Tervuren 1960 – Catégorie 1 (n°260 à 328)


 

HARP-5HARPE Nom vernaculaire: kundi / nkundi / nedomuEthnie: Mangbetu
Pays: R.D. du Congo
Dimension: ~ 65 cm
Matériau: bois, peau – 5 cordes
fb/harp-5

Cette harpe a une caisse de résonance en bois en forme de cuvette semi-ovoïde cintrée creusée par la face ventrale, entièrement recouverte d’une peau cousue sur la face dorsale par une couture. 2 trous accoustiques ronds disposés en diagonale sur la face ventrale.

Cinq cordes sont fixées à des taquets sous la peau qu’elles traversent, et tendues à l’aide de 5 chevilles (clefs) en bois traversant le manche (joug) et disposées à droite du manche, ce type de disposition serait propre aux harpes Mangbetu.
Voir J.S. Laurenty – Les Cordophones du Congo Belge et du Ruanda-Urundi – Tervuren 1960 – Catégorie 1 (n°260 à 328)


HARP-3A

HARP-3BHARPE Nom vernaculaire: kundi / nkundi / nedomu
Ethnie: Mangbetu

Pays: R.D. du Congo
Dimension: ~ 49 cm
Matériau: bois, peau – 1 corde
fb/harp-3a & 3b

Cette harpe a une caisse de résonance en bois en forme de cuvette semi-ovoïde cintrée creusée par la face ventrale, entièrement recouverte d’une peau cousue sur la face dorsale par une couture. 2 trous accoustiques ronds disposés en diagonale sur la face ventrale.

Le manche ou "joug" présente un angle marqué à proximité du manchon d’insertion dans la caisse. A l’origine la harpe comportait 5 cordes fixées à des taquets sous la peau qu’elles traversent, et tendues à l’aide de 5 chevilles (clefs) en bois traversant le manche (joug) et disposées à droite du manche, ce type de disposition serait propre aux harpes Mangbetu.
Une petite tête (probablement resculptée postérieurement) orne l’extrémité du manche.
Voir J.S. Laurenty – Les Cordophones du Congo Belge et du Ruanda-Urundi – Tervuren 1960 – Catégorie 1 (n°260 à 328)

HPIM3965HPIM3967HARPE
Nom vernaculaire: –
Ethnie: Budu (Au sud des Mangbetu) 

Pays: R.D. du Congo
Dimension: ~ 55 cm
Matériau: bois, peau, clous, fibres – 5 cordes
fb/ 3965 & 3967

Cette harpe se distingue des précédentes, car elle posséde une caisse évidée à la fois par la face ventrale et par l’extrémité inférieure qui reste ouverte et laisse voir le système de fixation des cordes à la table. La table est constituée d’une peau fixée par une fibre végétale passant dans les trous pratiqués dans les bord de la peau et réalisant un laçage autour de la caisse de résonance. De plus, deux boucles de fibres tressées autour de la caisse, renforcent au maintien de la peau. Il faut y ajouter une fixation par de nombreux clous de tapissier (probablement postérieure) en vue de renforcer le système d’origine. Les cordes d’origine (un fragment de l’une d’entre elles subsiste) en fibres végétales ainsi 4 des 5 chevilles ont été restaurées.

Voir J.S. Laurenty – Les Cordophones du Congo Belge et du Ruanda-Urundi – Tervuren 1960 – Catégorie 6 (n°413 à 417). Voir plus particulièrement la harpe n° 417 pour une semblable.


HARP-1AHARP-1BHARPE
Nom vernaculaire: adungu ?
Ethnie: Lendu / Alur ? (région du lac Albert) 

Pays: R.D. du Congo
Dimension: ~ 50 cm
Matériau: bois, peau, fibres – 5 cordes
fb/harp-1a & 1b

Cette harpe a une caisse de résonance creusée par la face ventrale. La caisse a une forme de demi-cylindre débordant les parois latérales. La fixation de la peau est faite par un lien en fibre végétale qui la coud aux parois de la caisse de résonance. Trou accoustique rond dans le bas de la table de résonance. Les cordes et les chevilles ont été restaurées.

Voir J.S. Laurenty – Les Cordophones du Congo Belge et du Ruanda-Urundi – Tervuren 1960 – Catégorie Atypique (n°425 à 429). Voir plus particulièrement la harpe n° 425 pour une semblable.


HPIM3973

HPIM3975

HARPE

Nom vernaculaire: – 
Ethnie: Ganda – Région du Ruwenzori / Lac Albert
Pays: R.D. du Congo
Dimension: ~ 77 cm
Matériau: bois, peau, fibres – 8 cordes ?
fb/ 3973 & 3975

Cette harpe a une caisse de résonance de forme elliptique en bois creusée par la face ventrale. La peau tendue recouvre les bords de la caisse et est reliée par de nombreuses lanières à un morceau de cuir recouvrant l’arrière de l’instrument. Le cordier est situé sous la table et ressort aux deux extrémités de celle-ci; la table d’harmonie est percée d’une petite ouie. Le manche compte 8 emplacements pour les chevilles avec quelques anneaux en fibre. 9 petits trous très rapprochés sont percés dans la table pour le passage des cordes. Les cordes et les chevilles ont été restaurées.

Voir J.S. Laurenty – Les Cordophones du Congo Belge et du Ruanda-Urundi – Tervuren 1960 – Catégorie 7 ou type Uganda (n°418 à 424).

HPIM3983

HPIM3984
Caisse de HARPE
Nom vernaculaire: –
Ethnie: Ganda – Région du Ruwenzori / lac Albert
Pays: R.D. du Congo
Dimension: ~ 23 cm
Matériau: bois, peau
fb/  3983 & 3984

De cette harpe il ne reste que la caisse de résonance; de forme arrondie et creusée par la face ventrale. La peau tendue recouvre les bords de la caisse et est reliée par de nombreuses lanières à un morceau de cuir recouvrant l’arrière de l’instrument. La table d’harmonie est percée d’une ouie et 8 petits trous rapprochés destinés à recevoir les cordes.

Voir J.S. Laurenty – Les Cordophones du Congo Belge et du Ruanda-Urundi – Tervuren 1960 – Catégorie 7 ou type Uganda (n°418 à 424).


HPIM3963HARPE
Nom vernaculaire: –
Ethnie: Région du Ruwenzori / Lac Albert

Pays: R.D. du Congo
Dimension: ~ 55 cm
Matériau: bois, peau, fibres – 7 cordes (1 manque ?) 

fb/ 3963

Cette harpe a une caisse de résonance en bois en forme de barque creusée par la face ventrale. Différents morceaux de peau ont été cousues les uns aux autres par des lanières pour recouvrir toute la caisse. La table d’harmonie est percée de 2 ouies symétriques. Le manche compte 7 chevilles. 8 petits trous très rapprochés sont percés dans la table pour le passage des cordes.

Voir J.S. Laurenty – Les Cordophones du Congo Belge et du Ruanda-Urundi – Tervuren 1960 – Catégor
ie 7 ou type Uganda (n°418 à 424). Voir plus particulièrement la harpe n° 421 pour une semblable.


Cordophone – Harpe introduction

·      Harpe: on distingue différents types de harpes, parmi ceux-ci citons les deux plus importants que l’on retrouve en variantes diverses dans certaines régions d’Afrique:

La harpe arquée ou harpe coudée est la plus répandue: instrument dont le manche est un arc rigide (console ou joug) plus ou moins fortement arqué, pourvu d’un résonateur fixe (caisse de résonance); les cordes sont attachées à la caisse et tendues obliquement jusqu’au manche par un système de tension (chevilles, frettes etc …). On l’appelle encore parfois harpe angulaire, si l’angle formé par le manche et la caisse de résonance est très fermé.

Il est bien entendu que dans ce type de harpe on peut encore différencier diverses sous catégories.

J.S. Laurenty en 1960, dans son étude des 169 harpes du Congo du Musée de Tervuren, les classe en 7 catégories + 1 atypique (il y ajoute plusieurs sous catégories) en se basant sur deux critères: la forme de caisse de résonance et le manche (joug).

Le type de harpe arquée se retrouve essentiellement en Afrique Equatoriale et le l’Est (Congo, Gabon, R. Centrafricaine jusqu’à la région des Grands Lacs ….)

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Photo: C. Van Overberg / Edgar De Jonghe 1909
Deux femmes
Mangbetu jouant de la harpe.

Pays: R.D. du Congo  

A remarquer sur la photo ci-dessus les formes des harpes (une arquée et une angulaire) mais aussi la tenue de jeu de ces harpes qui (en théorie) chez les Mangbetu, Budu, Alur et Ganda … se fait table de résonance face au joueur, d’ou les clefs placées à droite sur le manche. Contairement aux Zande ou le jeu se fait table vers l’extérieur donc opposé au joueur (voir photo ci-après) et clefs placées à gauche quand on regarde la harpe table vers le joueur.  

Cette théorie est loin d’être toujours vérifié car il ne faut pas oublier que beaucoup de harpes Mangbetu ont été fabriquées par des artisans Zande. Il semble que les Mangbetu n’ont connu et adopté la harpe de chez les Zande via les Barambo que vers la fin du 19e siècle. Georg Schweinfurh, lors de son voyage dans la région des Mangbetu entre 1868 et 1871, rencontra le dernier grand roi Mbunza et sa cour, mais ne mentionna aucun usage de la harpe chez les Mangbetu alors qu’il en décrit chez les Zande. Un renouveau artistique eu lieu au début du 20e siècle, sous l’influence du Roi Okondo et de l’expédition Lang et Chaplin (1909-1915) organisée par l’American Museum of Natural History, qui provoqua un développement extraordinaire de l’artisanat Mangbetu qui se prolongea jusqu’aux années 1930.

L’usage de la harpe était « en principe » réservé aux hommes, excepté chez les Mangbetu où quelque fois des harpistes sont des femmes. Mais le chant qui accompagne le jeu de la harpe est toujours masculin.

 

HARPE6

Cliché RAT31252 de Armand Hutereau
Duo de harpistes Vungara (Zande) au village Bafuka 1912

Pays: R.D. du Congo 

 

La harpe fourchue (parfois classée
dans les cithares)
: moins connue, la harpe fourchue est composée d’un résonateur en calebasse dans lequel sont fichés deux bâtons entre lesquels sont tendues les cordes (au nombre de 5 à 7 ?). Une troisième tige, parallèle aux cordes, relie les deux pointes de la fourche (certains exemplaires en sont dépourvus). Le résonateur est tour à tour  approché, ou éloigné de la poitrine du musicien.

Ce type de harpe fourchue se retrouve uniquement en Afrique Occidentale (au Libéria mais aussi en Côte d’Ivoire, Guinée, Mali ….)

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Source: Afrikanische Saiten-instrumente de Ulrich Wegner p.79

Photo: Hugo Zemp
Légende: Joueur de do chez les Guere
Pays: R. de Côte d’Ivoire

 

Quand on étudie l’évolution des sociétés humaines,  on observe que celles-ci n’ont qu’exceptionnellement inventé leurs instruments de musique, mais les ont accueillis parmi l’héritage des plus anciennes civilisations pour les adapter, les transformer quelquefois suivant leurs goûts et leurs besoins.

La harpe semble bien en être un exemple parmi d’autres.
Elle fut connue du monde suméro-chaldéen environ 3 000 ans avant J.C. (on la trouve représentée sur des sceaux et plaques votives qui ont été exhumés des tombes royales d’Ur). Elle apparût d’autre part en Egypte vers 2.700 avant J.-C. Elle fut l’instrument privilégié de la pratique musicale, égyptienne. Au Moyen-Empire une décoration abondante orne l’instrument, le sommet du manche est souvent décoré‚ d’une tête sculptée. Elles sont des instruments d’accompagnement pour chant et récitation et sont généralement l’instrument du barde. Le barde, personnage public, est tenu en grande estime. Etre assis sur « la natte du barde » semble avoir été l’honneur suprême que l’on souhaitait à un défunt égyptien.

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Stèle de Djekhonsouiouefankh.

Un Prêtre accompagne un hymne divin en jouant de la harpe

 

L’examen de certains instruments de I’Afrique noire amène à faire une constatation étonnante, surprenante et pourtant dont l’évidence semble indiscutable: leur morphologie est millénaire et elle continue les traditions des grandes civilisations égyptiennes et nilotiques antiques (royaume nubien de Méroé par exemple) !… Il est indiscutable en tout cas qu’il y eut des échanges entre l’Egypte et le continent noir. Si, par exemple, on regarde la harpe Azande, il est impossible de s’empêcher de la rapprocher de la harpe de la vallée du Nil, représentée sur les nombreux bas-reliefs des temples.
En effet, les harpes anthropomorphes Mangbetu et Azande ainsi que certaines Iyres de l’Afrique de l’Est, ressemblent étonnamment aux harpes égyptiennes antiques.

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Harpistes « niamniam » (Zande) 

D’après Schweinfurth.(vers1875)

 

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Musicien Azande avec sa harpe typique, ornée d’une tête humaine, d’après Schweinfurth.
D’après une relation de Schweinfurth (au coeur de l’Afrique 1875): « les musiciens ambulants Azande sont toujours parés de manière extravagante. Coiffés de plumes fantastiques, couverts de morceaux de bois et de racines, de pieds d’oryctéropes, d’écailles de tortues, de becs d’aigles et serres d’oiseaux de proie, de dents de maintes espèces, en un mot, de tout l’attirail touchant l’art occulte du magicien ».


MANGBE

Source: Carte postale

Légende: Guerriers Zande

Pays: R. D. du Congo


MANGBETU-1

Source: Carte postale (Détail)

Légende: Chef Mambettou – District du Haut-Ouellé

Pays: R. D. du Congo


HARPE2

Source: Congo Illustré

Légende: A la frontière du Soudan: Urwot garde ses « dero » (paniers à provisions en plein air). Comme ses ancêtres, il s’habille de peaux de chèvres. Remi un pygmée baptisé, tue le temps et l’ennui en chantant des mélopées plaintives, qu’il accompagne sur la guitare indigène.

Pays: R. D. du Congo


 

COL1070

Source: —

Photo: —

Pays: Gabon